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Un nuage s’empare du centre Tourne à la robe de son ventre Un nuage bleu A la brillance de l’étoile Gouverne au bulbe central De petits filets de lumière blanche Se détachent, en poussière dense D’une chevelure nomade Que la constellation évade
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Blanche neige tapisse l’immensité Au paysage de vastes sapins blancs Les litières de fleurs se sont laissées porter Fondues dans la saison des vents La couleur de la chlorophylle a suivi L’hiver dans sa traine blanchie Les montagnes prennent le visage de la porcelaine Comme les arbustes, les mousses et le lichen La feuille de l’arbre envolée S’offre un breuvage de vent et d’air frais Le temps d’un voyage, avec quelques escales Dans la forêt boréale
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Au regard qui s’émerveille La terre s’unit au ciel
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Respirer Aimer S’abandonner Se nourrir de la sève Briser l’écorce du rêve
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Vert florissant Coquille de clairs sépales Fraîcheur Tête en pomme de fleur Ses longues feuilles plongent à l’extérieur Pour offrir son coeur
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Accueillir au corps de la terre Le souffle du ciel Langage du cœur
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Un buisson dans le lit de l’oued Une grappe d’eau frissonnante Rosée épineuse Végétation tubéreuse Dans l’étang de la grande vallée La diagonale de la canopée Le paysage s’estompe A mesure que la chaleur monte L’étendue de sable chante En éclat de poussière brillante L’homme à la silhouette bleue Chemine à la grâce de son mouvement
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Saillant brouillard des hauteurs stellaires Vagues brumeuses des confins de l’espace Qui arborent l’univers Des mouvements qui se répètent et s’accumulent Pour tomber Dans la beauté du crépuscule
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Tendresse au museau Blancheur d’une colombe L’affection se donne au geste d’une offrande Frémissante d’amour
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Nos mémoires portent brume et brouillard Les voiles du regard Que la conscience égare
























