Voyages-Rencontres
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Mon regard s’installe
A l’horizon que tes yeux dévoilent
Epoustouflant de lumière et de clarté -
Le magma a craché sa lave
Dans la mer secrète que le temps enclaveErosion, grès et calcaire
Tremblement de terrePuits désertique
Vent catabatiqueDes grottes et des cavernes
A l’ombre du sédiment griséDes siècles de teinte sépia
De la pierre qui s’effrite
Sous nos pasLe bois, le coyote, le puma
Le cactus, le condor
Sont làDerrière les falaises habitées
Du schiste templier -
A l’éclat de turbulentes paillettes
Elle grille les rizières de la tempêteL’étoile de la joie libérée
Vibre au quartz de l’humanité -
L’animal à la trompe perchée
Côtoie l’âme d’une gigantesque forêtLa peau plissée de souvenirs
Que la mémoire ne peut bannirLe barrissement au cri de géant
Epouse l’écorce du visage d’enfant -
Leurs yeux se croisent
Au chemin d’un bleu profondUn regard pour deux
Qui emporte les cieuxLeur rencontre
Au fluide de visages communicantsInstalle une douceur qui exile leur pensée
Au confins de la voie lactéeUn espace spacieux
Flamboyant comme feuUn fil conducteur
La respiration du cœurAu point d’intersection
La mèche de l’union -
Les couleurs se précipitent
A l’arche d’une ronde papillonneuseAu-dessus des cascades, que l’oiseau survole
Derrière les villes nerveuses
Loin des brouillages enclinsLa campagne est un silencieux festin
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Dauphins bleus
Cachalots, requins blancs
Au sillon d’une lumière intenseLes profondeurs ont planté le décor
A la vallée d’AtlantiqueAu fin fond des jardins de la flore
Bombés de trésors -
Mon voyage jusqu’à toi
Fait briller le cielA marquer les étoiles
Au feu du soleil -
Blanche neige tapisse l’immensité
Au paysage de vastes sapins blancsLes litières de fleurs se sont laissées porter
Fondues dans la saison des ventsLa couleur de la chlorophylle a suivi
L’hiver dans sa traine blanchieLes montagnes prennent le visage de la porcelaine
Comme les arbustes, les mousses et le lichenLa feuille de l’arbre envolée
S’offre un breuvage de vent et d’air fraisLe temps d’un voyage, avec quelques escales
Dans la forêt boréale -
Un buisson dans le lit de l’oued
Une grappe d’eau frissonnanteRosée épineuse
Végétation tubéreuseDans l’étang de la grande vallée
La diagonale de la canopéeLe paysage s’estompe
A mesure que la chaleur monteL’étendue de sable chante
En éclat de poussière brillanteL’homme à la silhouette bleue
Chemine à la grâce de son mouvement









